Natural genesis

2026 - GPE Gallery - L'Artocarpe - Le Moule, Guadeloupe

A l’heure où l’on parle de transhumanisme, où les OGM ont largement impacté l’alimentation des humains, où le changement de sexe (transition), ou l’homosexualité est présentée comme la nouvelle norme dans la société occidentale…

A l’heure où l’ADN humain est devenu un outil et un objet de spéculation comme tant d’autres dans les laboratoires de recherche scientifique…

A l’heure où l’être humain est perçu comme limité tant physiquement qu’intellectuellement, et qu’on veut le remplacer par l’homme augmenté, pucé, supplanté par l’intelligence artificiel et la robotique…

Je m’engage ici dans une réflexion inquiète sur le devenir de l’humanité, sa capacité à résister aux assauts de la post modernité technologique et sa capacité à demeurer humain, dans un compte à rebours désespéré qui aujourd’hui semble ne laisser aucun doute sur la disparition annoncée de l’espèce humaine, du moins dans le narratif occidental…

Et je m’interroge sur la dénaturation du vivant, dans son processus normal, c’est-à-dire naturel, de reproduction, de renouvellement, de transmission naturelle des gènes et dans sa capacité naturelle à résister aux agressions, aux contraintes naturelles, voire aux catastrophes, et de continuer de produire du beau, voire du sublime.

Je m’interroge aussi sur la (trop) longue exposition de certains peuples, voire certaines civilisations aux assauts de d’autres, invasives, conquérantes, dominatrices et mortifères, qui ont tenté, vainement, durant des siècles, de pratiquer un génocide par substitution culturelle, politique, économique et sociale. 

Je m’interroge sur la capacité de ces peuples et civilisations, de repousser ces assauts et de se reconstruire selon leur propre paradigme, ancestral, multi séculaire, originel, et de redevenir eux-mêmes, plus forts, plus vrais, plus puissants, plus authentiques, plus intègres et plus déterminés à ne plus jamais se laisser dénaturer par des puissances exogènes.

Je m’interroge donc sur la capacité de reconstruction des civilisations qui ont subi ces turbulences dans leur évolution normale, à se reconstruire, à recréer leur paradigme original, à refaire corps avec eux-mêmes, à renouer avec les liens transgénérationnels pour refonder leur socle civilisationnel sur un passé originel et vers un futur renouvelé débarrassé des implants culturels que leur nature ne peut, à la longue, que rejeter…  

Alors, la forme fétiche devient tour à tour le terreau de la réminiscence, la matrice du vivant revivifié, protectrice du processus naturel du vivant, mais aussi matrice des chimères que peuvent produire les croisements génétiques, tout comme les dénaturations identitaires, culturelles dues aux nombreux chocs culturels et sociétaux, dont le funeste projet paraît plus que jamais dans la ligne de mire de ceux qui se prennent pour des dieux et qui croient détenir le droit de vie ou de mort sur les êtres physiques et même sur leur conscience et leur capacité créatrice, leurs idéaux et leur identité génétique et énergétique.

CHAD (Pierre CHADRU), juillet 2026